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lundi 23 avril 2012

L’ancienne prison de Bricquebec par Aurore Cerdan



      La baronnie de Bricquebec possédait une prison au XVIIIe siècle. Le baron exerçait le pouvoir de justice et de punir les délits. Pour se faire, il possédait un prétoire, une salle du conseil et des cachots. L’auditoire était accessible par un escalier de pierre et possédait deux pièces : la plus grande était le lieu où se tenaient les audiences et la seconde, plus petite, était la chambre dite du conseil. De l’auditoire, l’accès à la prison s’effectuait par un escalier qui descendait dans la cour.
La prison, située à l’extrémité sud des bâtiments de la juridiction était bornée par la place du marché où se vendaient les arbres fruitiers.

Description de la prison


      Tout d’abord, une petite cour de dix-sept pieds en carré prenait place au niveau de l’escalier d’accès. L’entrée de la prison, appelée « guichet », était une petite pièce de cinq pieds en carré. Vis-à-vis du guichet, une grande salle très sombre de seize pieds sur huit était destinée aux prisonniers pour dettes civiles.
A côté de cette pièce, une cage en bois, obscure et humide, de huit pieds était destinée aux femmes. A l’étage, au-dessus de la cage pour femme, se situait le logement du geôlier. Dans un corridor de treize pieds de long sur trois de largeur, se trouvait trois cachots, deux à droite et un à gauche.

      Les conditions de vie des prisonniers étaient exécrables. En effet, les cachots étaient très sombres et très humides. La couverture du bâtiment était en mauvaise état.
De plus, les évasions étaient courantes à cause des portes garnies en barre de fer permettant de faire passer des outils pour s’évader.

Les détenus


      La majorité des prisonniers était originaire des paroisses appartenant à la juridiction de Bricquebec. Ils étaient pour l’essentiel détenus pour dettes civiles dues à des particuliers, au receveur de la baronnie, à la requête des débiteurs ou encore en attente d’une transaction entre parties mais aussi pour crime accidentel ou pour vol.

La patrimonialisation du lieu


      Après la Révolution, la prison est abandonnée.

      Au XIXe siècle, la salle du conseil est transformée pour accueillir l’hôtel de ville.
La façade latérale conserve la trace d'anciennes baies servant de halle marchande mais l’escalier extérieur de distribution a aujourd'hui disparu. Cette façade conserve également des petits jours fermés par des barreaux en fer. Le bâtiment contenant la prison est aujourd’hui l’emplacement d’un café.




crédit photo: closducotentin.over-blog.fr



Bibliographie :
  • http://closducotentin.over-blog.fr
  • Jack Lepetit-Vattier, Baronnie de Bricquebec. Détenus dans les prisons de Bricquebec,
    Spicilegium constantinum, publication en ligne du Cercle de généalogie et d’histoire locale de Coutances et du Cotentin, mise en ligne le 20 septembre 2010.

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